Les autres sont-ils un obstacle à ma liberté

Publié le 22 Décembre 2010

 

Ces textes sont extraits des dissertations de Hugo Allemand, Loïc Baud, Edwige Cordier, Mustapha Erikci,  Jérémy Narbey, Julie Raguin, élèves de TSTG2.

Il ne s'agit pas d'une dissertation complète puisque après l'introduction, j'ai choisi parmi les textes qui m'ont été remis les bons passages argumentatifs en leur donnant un intitulé sous forme de question.

 

Introduction :

Être libre, il semble au premier abord que ce soit faire ce qu’on veut quand on le veut, sans contrainte, sans obligation de choix. Or les autres nous empêchent souvent de faire ce qu’on veut. En ce sens ils sont donc des obstacles à notre liberté. Cependant, nous vivons en société et si la présence des autres nous interdit parfois de faire tout ce que l'on voudrait faire, nous sentons bien pourtant que nous disposons d'une liberté, une liberté que nous n'aurions pas si nous nous trouvions seul sur une île déserte. Alors les autres sont-ils un obstacle ou un soutien à notre liberté ?

Giacometti, Clairière, 1950

    Alberto Giacometti, Clairière, 1950

 

Vivre en société est-ce perdre sa liberté ou la gagner?

L'autre c'est mon alter ego, un autre moi, celui qui est comme moi sans être moi et c'est sans doute pourquoi il peut exercer un tel pouvoir d'influence. Une chaise par exemple qui est autre que moi mais pas comme moi, n'exerce aucune influence sur moi ou sur ma liberté. Les autres nous entourent, leur apport et leur influence se trouvent partout : à travers notre culture, dans notre lieu de vie, même si nous ne nous en rendons pas compte. Ainsi même lorsque nous croyons être libre, c'est-à-dire libre d'être nous-même sans subir d'influence, nous le sommes pas. La vie en communauté impose une restriction des libertés par exemple je ne peux pas me lever, ou manger quand bon me semble lorsque je vais au lycée, plus généralement en société nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons et souvent nous sommes contraints de faire comme tout le monde.

Pour montrer leur désaccord, certaines personnes changent de vie en refusant le pouvoir de l'argent, en arrêtant de travailler, en refusant les technologies modernes, le confort... ces personnes tentent de vivre en autarcie, ce qui leur permet de refuser les contraintes de la société cependant un jour ou l'autre ces personnes ont besoin des autres ( aide, soins en cas de maladie ou de vieillesse) même si on la fuit la société revient à nous .

La société en même temps qu'elle nous enlève des libertés, nous en garantit d'autres. C'est pourquoi depuis toujours, l'homme vit "en groupe" pour pouvoir se protéger et assouvir ses besoins fondamentaux.

Ainsi, je n'ai pas le droit de faire du mal à quelqu'un, mais les autres ne peuvent pas me faire de mal sous peine d'être punis, je dois accepter des contraintes sociales et en retour je bénéficie de soins qui me permettent de vivre et donc de pouvoir être libre. Même si les autres apportent des limites à ma liberté, j'ai aussi besoin d'eux pour avancer et progresser dans la vie, c'est-à-dire apprendre à être indépendant.
La vie en communauté nous prive donc bien de certaines libertés mais ces restrictions garantissent notre vie, notre sécurité, notre développement et assurent la cohésion de notre groupe.

 

 

Le regard des autres nous empêche-t-il d'être libre?

Prenons le cas des personnes handicapées ou encore ayant un physique difficile à supporter. Est-ce réellement elles-mêmes qui ne supportent pas leur physique ou bien la crainte de ne pas plaire à certaines personnes ? L'attention portée au regard des autres apparaît comme un piège pour nos libertés. Si j'étais seul je ne me soucierai pas de mon physique, un handicap ne serait pas une souffrance puisqu'il n'y aurait pas de regard pour le juger. Mais parmi les autres il en va tout autrement, il faut subir leur regard, il faut tenter de leur plaire.

C’est le aussi le cas lorsque on veut « être à la mode » par notre tenue vestimentaire. La mode impose des manière d'être, de s'habiller, sans même que nous nous en rendions toujours bien compte, mais après réflexion, cela nous rend « victime » de la société dans laquelle nous vivons.

Ainsi à force de trop vouloir plaire aux autres on peut en arriver à ne plus se plaire à soi-même. C’est pourquoi ma liberté est limitée lorsque je me préoccupe plus du regard que les autres auront sur moi que de mes goûts. Dans ce cas c’est donc moi qui suis responsable de la perte de ma liberté et non les autres, car il dépend de moi de me soucier ou non de leur regard.

 

Quelle est la part des autres dans l'affirmation de notre liberté?
Si être soi-même sans l’aide directe ou indirecte d’une personne, c’est être maître de soi et connaitre les raisons, les pourquoi de ses actes, l’unique travail nécessaire pour être libre c’est celui de la réflexion sur la détermination. Donc cela est individuel.

Etre libre ce n'est pas être timide et renfermé mais ouvert vers l’extérieur, c'est aussi s’exprimer, et s’ouvrir aux autres tout étant maître de soi-même. Et pour ceci, l’autre n’est-il pas nécessaire ? D’une autre façon, les autres peuvent aussi m’aider à être libre quand je m'exprime devant eux mais cela n'est vrai que si ce sont des amis.


 Est-on plus libre lorsqu'on agit ensemble?

Au sein d’une association on peut agir selon sa volonté,

mais de manière raisonnée. On cherche dans ce cas le soutien des autres. Il n’y a pas un « chef » et des « soumis » mais une complémentarité entre les membres de l’association. On va collaborer avec les autres pour atteindre l’objectif fixé. La vie en société nécessite des règles et des lois pour que nous jouissions d’une plus grande liberté. Les autres nous aident à être libre, même à travers les conflits.

 







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