La nuit

Publié le 31 Décembre 2009

Texte d'Apolline, TS3


Le coucher du soleil laisse apparaître la nuit qui disparaîtra au premier rayon lumineux. La nuit est définie par l’absence de lumière. Dès notre plus jeune âge, la nuit nous angoisse ; nous avons peur du noir. On laisse alors la porte entrouverte afin d’apercevoir la lumière du couloir. Celle-ci nous apaise jusqu’à l’endormissement. En grandissant, la plupart du temps cette peur s’estompe. La nuit devient alors un moment calme, sans bruit qui nous permet de méditer. La nuit est associée à des images positives comme le rêve, l’amour, la détente, le repos ou au contraire à des images négatives comme le cauchemar, la peur, les angoisses. Nous appréhendons et repoussons souvent la nuit mais il nous arrive aussi de l’apprécier et de la rechercher. La nuit permet-elle d’apprendre sur nous-mêmes, sur nos craintes, nos désirs… ? Cette atmosphère génère-t-elle la méditation ?
nuit douce
La nuit est un univers obscur à l’origine de nombreuses peurs. Il est plein de mystères et chargé d’angoisses. Il a été à l’origine de nombreux questionnements : Pourquoi passe-t-on du jour à la nuit ? Pourquoi le soleil disparaît-il ? Auparavant, lors d’une éclipse solaire les gens croyaient que c’était la fin du monde, l’apocalypse ou encore la colère des dieux.

La nuit réveille une peur ancestrale. Lorsque l’on est enfant et que l’on entend notre mère nous rappeler qu’il est tard, et que c’est l’heure d’aller se coucher, on réfute souvent la proposition, on fait semblant de ne pas avoir entendu. En effet, à la tombée de la nuit, enfants, nous ne voulions pas aller dormir. Est-ce la peur de la nuit ? L’appréhension de ne plus revoir le jour ou de ne plus revoir ses parents ? La crainte d’être seul , d’être abandonné ? Le noir nous renvoie une atmosphère particulière, plutôt hostile, inquiétante et oppressante.

Dans l’obscurité totale, l’homme voit mal. Sa vision est limitée, ses yeux ne lui permettent pas d’entrevoir correctement ce qu’il voudrait. En effet, il ne peut pas distinguer les couleurs, les différences dans la pénombre d’où le proverbe « Dans la nuit, tous les chats sont gris. » Il est donc contraint d’utiliser la lumière artificielle pour voir les objets qui l’entourent. Sans quoi il aperçoit seulement des ombres qu’il interprète et qui sont comme l’écho de son état intérieur. L’homme dans la nuit confond les choses, et mélange tout. Il s’invente des histoires, se fait des films. Son imagination est d’autant plus folle et se met aux services de ses craintes. Le manteau accroché derrière la porte devient un homme avec un masque muni d’un fusil, le pull laissé par terre est transformé en monstre poilu et cruel… Chaque bruit est traduit et amplifié. Notre imagination est démultipliée. On s’imagine qu’un voleur entre par effraction alors que c’est seulement une branche de l’arbre qui tombe à terre.. Nos frayeurs de la journée peuvent alors se manifester la nuit sous forme de cauchemars et troubler ainsi notre sommeil.

On est aussi angoissé, anxieux de voir le soleil se coucher car la nuit peut être considérée comme le néant, le vide, l’inconnu ou encore l’absence de vie. On dit d’une personne décédée qu’elle est plongée dans un sommeil éternel. C’est pourquoi, on assimile parfois le sommeil à la mort. Lorsque l’on dort, on a la sensation de se rapprocher de celle-ci. Nous sommes comme inertes allongés sur notre lit, notre esprit est ailleurs, notre conscience est absente.

De plus, la nuit est calme, sans bruit ni vie. Elle s’oppose directement à la vie active. En effet, pendant la journée, nous sommes dans l’action et nous n’avons pas le temps de méditer. On agit sans trop se poser de questions alors que la nuit notre concentration est entièrement tournée vers notre pensée. Elle est alors source de réflexions ainsi que de mal être. Nos idées noires s’intensifient, se multiplient. Nos soucis oubliés pendant la journée resurgissent et prennent de l’ampleur d’où les expressions « broyer du noir », « avoir des idées noires », « voir tout en noir ». Le noir est alors associé à un symbole de tristesse, mélancolie, douleur, souffrance, deuil.

On entretient tous une relation particulière avec la nuit. Elle est propre à chacun. Sommes nous tous différents face à la nuit ? La nuit a une grande importance dans toutes les civilisations. En effet, on remarque qu’il existe de nombreuses formules de politesses telles que « Bonsoir », « Bonne nuit », « Avez-vous bien dormi ? », « Faites de beaux rêves » tout comme des rituels : tous les parents accompagnent leur enfant avant le coucher. La tombée de la nuit est un moment privilégié auquel on accorde de l’importance.

Ce moment de douceur favorise les échanges et renforce les liens. Cet espace temps nous rapproche et nous permet d’entrer plus sereinement dans la phase d’endormissement. La nuit est-elle alors une source d’apaisement ? de bien être ? de pensées positives ? La nuit est un refuge. Elle nous protège de l’extérieur. On est caché sous notre duvet, à l’abri de tous les dangers. En position fœtale, la douceur de la nuit nous enveloppe, nous apaise, nous calme. C’est un moment de repos. La nuit devient une barrière entre le moi et l’extérieur. Elle efface nos peines et nous réconcilie avec nous même. On se sent bien et relâché. On souffle enfin. On évacue toute la pression accumulée au long de la journée, le stress diminue jusqu’à sa disparition. Plus personne et plus rien ne peut nous atteindre. Nous sommes en sécurité. Nos paupières s’alourdissent, notre corps se relâche. On peut se laisser aller et s’abandonner.

On tombe dans les bras de Morphée, dieu des rêves dans la mythologie grecque dont les bras sont symboles de sécurité et de force. On rejoint alors le pays des rêves. Pays où tout est beau, tout est magique. "La nuit, on imagine ce qu'on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l'imagination pâlit. La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit." Robert Choquette Extrait de Moi, Pétrouchka. La nuit aspire à l’idéal, au bien être, à l’apothéose. On dit souvent que la nuit porte conseil. En effet, l’atmosphère nocturne nous permet de prendre la distance nécessaire lorsque l’on est face à un dilemme. Le silence, le calme favorisent notre réflexion. On peut alors voir le problème sur son ensemble global. Il n’y a rien pour interrompre nos pensées contrairement à la journée où l’action est permanente. Celle-ci ajoutée aux distractions nous empêche d’avoir les idées claires. On peut définir la nuit comme un univers de paix, d’équilibre. Lorsque l’on est dans son lit dans un état de satiété, on peut enfin monopoliser notre réflexion et étudier les situations auxquelles nous sommes confrontés. On est concentré sur nos pensées et on lit dans notre esprit. Le noir est alors propice à la méditation. On s’observe et on est capable de se situer par rapport à nos faits et gestes accomplis. On analyse nos sentiments, émotions.

Publié dans #Texte libre

Commenter cet article

Nom 13/07/2017 01:39

je trouve ce documentaire tres interessant

anonyme 26/02/2017 19:23

merci cela ma aider pour mon devoir