Faut-il se protéger de la mort?

Publié le 17 Janvier 2010

Texte de Mathieu, TS3


Aujourd’hui, la recherche médicale avance et permet limiter le développement des maladies  mortelles. De plus en plus de lois, décrets et règles sont créés pour, empêcher les accidents : ceinture de sécurité, limitation de vitesse, mesures de sécurité au travail etc. Malgré cela la mort existe toujours et jamais nous pourrons la supprimer : elle existera toujours parce que c’est l’aboutissement d’une vie et une vie n’est pas éternelle.

Est-on préparé à mourir ? Avons-nous peur de la mort ? Pourquoi se protéger de la mort si nous savons qu’un jour ce sera notre tour ?

La mort est terrible mais aussi très mystérieuse. Terrible lorsque l’on perd quelqu’un de proche.

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La vie ne serait rien sans la mort. Toute vie est un enchainement d’événements, de circonstances, qui prennent sens dans un parcours qui va de la naissance à la mort. La mort est le dernier de ces événements. On peut la vivre de différentes manières tout dépend des circonstances. Elle sera donc lente ou rapide, douloureuse ou douce, heureuse ou malheureuse… Chaque mort est unique comme le vivant qui la subit. C’est ainsi que l’on touche au mystérieux de la mort. Nous sommes programmés pour mourir mais nous ne savons pas  à quelle date ni à quelle heure. Nous savons juste que la mort se traduit par un arrêt du cœur, un arrêt de tout le corps.

La mort est inéluctable la seule chose que l’on peut faire est de tenter de s’en protéger en la retardant le plus possible.

L’Homme, en général, cherche à se nourrir, à survivre mais quand on arrive à vivre convenablement, nous cherchons le bonheur et le bien-être.  il n’y a pas seulement le fait de se sentir en sécurité il y a aussi la chaleur humaine, le dialogue, les moments que l’on vit avec d’autres personnes… Or la mort retire justement toutes ces choses qui font l’envie de vivre, toutes ces choses qui nous rapprochent des personnes qui mourront un jour.

Cependant cette protection contre la mort n’est que provisoire.

 

Une protection ne peut être permanente. Un jour ou un autre cette protection disparaitra.

Quand ce jour arrive, on trouve une nouvelle protection matérielle ou psychologique. Le meilleur exemple que l’on puisse donner pour illustrer ceci est la guerre entre les Pays-Bas et l’eau. En effet, depuis plusieurs décennies, les habitants luttent contre la montée de la mer en construisant des digues. Cependant à plusieurs reprises cette protection échoue provoquant des inondations. Ainsi une nouvelle protection matérielle se refait : les digues sont reconstruites accompagnées d’une nouvelle protection psychologique : se préparer à d’autres inondations et d’autres catastrophes.

Nous faisons ceci à chaque fois. Sauf pour une chose que l’on ne peut pas empêcher : la mort. A chaque fois que la mort nous enlève quelqu’un c’est  un échec à notre protection. Il est donc logique de refaire une nouvelle protection… mais la mort sévit toujours. Notre protection ne fait que retarder la mort.

Nous nous protégeons trop de la mort. A force de vouloir nous protéger de cette douleur cela nous conduit à une contradiction. En repoussant toujours cette souffrance terrible nous risquons de rendre nos vies tristes et malheureuses.  La vie est avant tout une naissance et une mort comme tout être vivant de cette Terre. Il est normal de vouloir la mort de la mort et que nos proches ne meurent jamais. Nous sommes bien avec eux et c’est le principal. On peut donc comprendre que les gouvernements font tout pour retarder la mort et gagner la guerre impossible entre la mort et l’homme. Mais ne soyons pas égoïste. Regardons les conséquences, nous devenons pauvres entrainant ainsi la misère, la pollution, la tristesse, le mal-être … N’oublions pas que nous voulons nous protéger de la mort pour éviter d’être triste, d’être mal … Ne souffrirait-on pas moins si nous laissions la mort faire les choses ? Ne devrions-nous pas apprendre à subir la mort plutôt que de chercher à nous en protéger ? Finalement l’acceptation de la  mort n’est-elle pas la clé pour un monde meilleur ?

 

 

Publié dans #Texte libre

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