Critique de la démocratie

Publié le 6 Janvier 2010

 Texte d'Hippolyte, TL1          

Des problèmes comme la pauvreté, la faim, les inégalités sociales résident depuis longtemps sur terre et de nouveaux apparaissent comme le réchauffement climatique. Mais face à ces problèmes peu de changement apparaissent car les Etats les plus riches et donc les plus aptes à régler les choses stagnent dans un immobilisme pesant. Ceux-ci ont adoptés la démocratie, système politique qui semble le plus respecter la liberté de l’Homme, mais qui en contre partie apporte très peu de solution au problème. Le pilier fondamental de ce système est de donner, au peuple, la possibilité de diriger. Le principe semble bon, mais c’est en fait une manière de figer le pays dans la situation dans laquellel se trouve. Et ce, arrange souvent une minorité, par exemple les riches qui ont intérêt à ce que les pauvres reste pauvres.

 

Selon Platon le peuple n’était pas apte à gouverner, ni à choisir et ceci se révèle  plusieurs fois dans l’Histoire. L’élection d’Hitler en est la preuve, le peuple s’est fait tromper et n’a pas su voir les projets futurs et ses idées abjectes qu’il dissimulait derrières des promesses alléchantes. Il n’est jamais assez clairvoyant, trop dupe et se laisse entraîner par la démagogie.

Cette erreur pourrait être refaite. Qui, à l’heure actuelle, peut nous dire, si l’élection d’une personne, qui ne semble pas renier les principes démocratiques , comme Le Pen ou Besancenot, nous plongerait –elle pas dans une dictature, tout comme N. Sarkozy nous plonge dans un début de monarchie que ses électeurs ne souhaitaient pas.

Le peuple n’arrive pas à détecter le vrai et ce qu’il adviendra, car il est trop ignorant.

 

De plus, il se laisse trop facilement emporter par ses émotions et ne parvient pas à raisonner de manière objective. Comment expliquer que dans un pays tel que les Etats Unis la peine de mort soit toujours en activité ? On peut y répondre par le biais d’un exemple : un assassinat atroce est commis, cela provoque une vive émotion qui empêche, en quelque sorte, le peuple de réfléchir à la sanction la plus juste qui devra être donnée à l’assassin. Le sentiment instinctif de la vengeance par la mort prend alors le dessus sur la raison.

Le peuple peut facilement être manipulé à condition de savoir manier les sentiments de ce dernier.

Sa peur le retient d’aller de l’avant, il préfère vivre sur ses acquis et ne veut surtout pas les bousculer. On peut illustrer se phénomène par le peu de pouvoir qu’on les extrêmes au niveau de l’échiquier politique. Ce sont les parties centraux réactionnaires et conservateurs qui dirigent le plus souvent.

 

L’autre facette de l’incapacité du peuple à choisir et prendre part dans la vie politique de manière intelligente, est qu’il est égoïste. Malgré la vie en société, il ne peut s’empêcher de penser par rapport à lui-même et non par rapport à un intérêt commun, il ne raisonne qu’à titre individuel.

 

Mais cet immobilisme dans la démocratie ne vient pas seulement du peuple, le fonctionnement freine aussi les progressions en tout genre, d’autant plus dans la démocratie directe. L’intermédiaire des représentants étant supprimé le peuple décide directement par le vote. Ce système est très dangereux car la mauvaise réflexion du peuple en politique n’est plus filtrée par les députés. C’est le cas de la Suisse, où l’on demande à la population de voter les lois , des référendums se suivent à n’en plus finir, et l’intérêt de ceux-ci reste discutable.( Interdiction de Minarets )

Mais par se système le peuple a beaucoup plus d’impact. C’est lui qui prend les décisions, mais il peut tout aussi bien revenir dessus. Cela crée un va-et-vient incessant. Par exemple la France qui alterne entre les gouvernements de gauche et de droite. Et de ce changement régulier, aucune avancée n’apparaît.

Et cela peut être pire, lorsque le peuple ne se contente pas de cette stagnation, mais qu’il préfère retourner en arrière, soi en votant pour des lois intolérantes, ou pour un partie raciste …

 

On peut alors résumer le problème de la démocratie en une phrase : la démocratie est faite pour satisfaire le plus de personne, mais pas pour progresser.

 

A ce problème, l’autocratie, qui n’est pas une dictature, mais un système où seul un homme dirige, paraît la solution. Le dirigeant devrait être un « philosophe-roi » ( Idée de Platon), quelqu’un qui sait réfléchir, et qui serait élu du peuple. Ce dernier après les élections n’aurait plus son mot à dire.

 

 

                                                                                            

Publié dans #Texte libre

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Emilie 26/01/2010 11:23


"la démocratie est faite pour satisfaire le plus de personne, mais pas pour progresser. "
Je ne pense pas que la démocratie soit là uniquement pour satisfaire le plus de personnes, comme je ne pense pas qu'elle empêche le progrès non plus...certes, la démocratie implique évidemment bon
nombre d'opinions diverses, mais c'est justement en confrontant ces opinions qu'on avance. Si une seule personne gouverne, s'il n'y a plus de débats,il n'y a plus de politique, il n'y a plus rien.
Alors bien sur, cela peut conduire à des problèmes, à une certaine incapacité de prendre des décisions puisque celles ci sont toujours défendues par certains et montrées du doigt par d'autres. Mais
en même temps, regardons le progrès dans les sociétés où il n'y a pas de démocratie : regardons la Chine, c'est sûr, la Chine va de l'avant oui, mais pour tout l'or du monde, je ne voudrais pas
être chinoise...l'Allemagne d'Hitler, certes,plus de chômage, mais à quel prix ? Idem pour l'URSS de Staline...tout cela parce que la démocratie est, à mon avis, indisociable d'un autre concept,
celui de liberté.Alors bien sûr,la démocratie est critiquable, comme tout autre régime d'ailleurs, mais je pense qu'elle empêche au moins dans une certaine mesure un abus de pouvoir concentré dans
les mains d'une seule personne.
Par ailleurs, tu parles d'une "mauvaise réflexion du peuple". Mais comment juger si elle est mauvaise ou non ? Comment juger alors si le filtrage par des députés sera meilleur que l'opinion de 60
Millions de français ? Le problème n'est pas qu'elle soit mauvaise ou bonne, mais qu'elle soit là.
Tu parles ensuite du problème des minarets en suisse, et de l'usage poussé des référendums. Bien que je sois d'accord, faire l'usage d'un référendum -et donc d'un processus démocratique poussé-
pour choisir la couleur de l'emballage du toblerone ou de la transformation des abris antiatomiques en carnotzets soit poussé (bon, j'exagère à peine), quel aurait été le résultat en France ?
Aurait-il été sensiblement différent ? Dans ce cas, un procédé démocratique est important simplement parce qu'il MONTRE ce qu'une majorité de gens pensent, et on ne peut passer outre. Et c'est là
que ça fait peur...
Bref, bien que comme tout régime, la démocratie soit critiquable (Desproges avait d'ailleurs fait un beau texte là dessus je crois), elle n'en garantit pas moins dans une certaine mesure une valeur
pour laquelle certains donneraient corps et âme : la liberté.


Laurence Bouchet 06/01/2010 17:57


Tu critiques les travers de la démocratie mais ce que tu proposes, l'autocratie, risque de conduire à d'autres difficultés. On trouverait aussi beaucoup d'exemples dans l'histoire "d'autocrates
éclairés" qui ont mal tourné(Napoléon, Catherine II de Russie, etc,)
Comment peut-on dans ton système se garantir des abus de pouvoir?
Une personne seule peut-elle être suffisamment éclairée?
Ne faut-il pas multiplier, les partis, les points de vue et donc les débats, pour avoir plus de chance de tomber sur une solution meilleure pour tous?
Pour ma part je pense qu'il faut veiller à rendre possible l'exercice de l'intelligence de tous(rôle de l'éducation en particulier) plutôt qu'empêcher le peuple de prendre part aux décisions
politiques car cela génère des abus et du mécontentement. Je pense que nous ne souffrons pas d'un excès de démocratie mais d'un manque de démocratie réelle.