Peut-on penser par soi-même sans se soucier de ce que pensent les autres?

Publié le 19 Octobre 2016

Un exemple d'introduction de dissertation. (Entre parenthèses les explications des points de méthode)

 

La pensée est sans doute ce que nous avons de plus précieux, en ce sens que nous nous reconnaissons dans nos idées et nous évoluons avec elles. Mais si nous sentons tous que notre pensée nous appartient en propre, nous savons aussi que nous sommes plus ou moins influençables : avoir des pensées individuelles n’est pas si facile, des pensées dont nous nous sentons l'auteur ou du moins que nous pouvons nous approprier, car nous les estimons vraies.

( Dans un premier temps de l'introduction il s'agit de montrer pourquoi la question peut se poser tout en s'appuyant sur une prise en compte de ses termes.)

Comment faire pour penser par moi-même ? Est-il possible de le faire en ne me souciant pas de la pensée des autres ? Dans ce cas devrais-je m'enfermer pour penser par moi-même? Pourtant on voit bien qu’une telle attitude risque de conduire à une pensée stérile.

( Un paradoxe est soulevé introduit par l'adverbe "pourtant" qui marque une opposition. On pourra utiliser d'autres formulations pour introduire un paradoxe ex : "mais", "cependant", "toutefois"

Remarque : ici le pronom personnel "je" est utilisé de façon impersonnelle, tout le monde peut se reconnaitre dans ce "je". Dans la copie il faut éviter un "je" subjectif pour lequel vous ne parlez qu'en votre nom)

Ce sujet invite donc à remettre en question le lieu commun selon lequel pour penser par moi-même, je dois cesser d’écouter ce que disent les autres. Il semble au contraire que pour penser par soi-même il faille « se soucier » d’une certaine manière de ce que pensent les autres. C’est cette manière de « se soucier » qu’il faudra interroger et tenter de comprendre. Comment penser par moi-même sans me laisser dicter ma pensée par les autres, mais tout en la prenant en compte ?

(Le paradoxe soulevé conduit à s'interroger sur le sens qu'on donne au verbe "se soucier", terme qui n'est pas univoque.)

Dans un premier temps nous verrons que penser par soi-même implique de ne pas se laisser influencer et de savoir se centrer sur ses idées, mais nous montrerons ensuite qu'il ne s'agit pas pour autant de rester buté sur notre idée car c'est en examinant les points de vue des autres que je peux me questionner et donc penser. Enfin nous dégagerons l'attitude la plus appropriée afin de parvenir à une pensée autonome.

(Annonce du plan qui commence ici par examiner le sens commun pour le remettre en question. L'annonce du plan doit être dynamique et montrer une progression dans la réflexion)

Rédigé par L.Bouchet

Publié dans #Corrigé de dissertation

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